A vos marques, Prêts, Majorez !!!

A vos marques, Prêts, Majorez !!!

Depuis plusieurs exercices des tendances lourdes se dessinent sur le marché de l’assurance. En effet,  l’institution judiciaire tend à rendre des condamnations à réparation de plus en plus lourdes (ce qui est surtout le cas dans l’indemnisation des sinistres corporels), le coût des réparations (surtout en automobile) tend lui aussi à la hausse, la baisse des marchés financiers prive les compagnies d’assurance d’une partie non négligeable  de leurs profits.

A ces tendances structurelles, déjà plus que suffisantes pour rogner sur les marges des compagnies, s’ajoutent plusieurs éléments conjoncturels importants qui impactent notablement le ratio combiné des compagnies (rapport entre les primes perçues et la somme des sinistres payés et des frais de gestion de la compagnie). En effet, si la tempête KLAUSS de 2009 n’avait pas causé de réaction forte du marché, les conséquences financières de XYNTHIA à la fois sur le niveau des sinistres payés par les compagnies et sur les programmes de réassurance des assureurs hexagonaux, va plus que probablement impacter le niveau global des primes pour le renouvellement 2010/2011. A tel point que plusieurs dirigeants de compagnies ont déjà commencer à sensibiliser le marché.

Autre signe annonceur ?  Beaucoup de grandes entreprises françaises (qui disposent en interne des équipes dédiées à la gestion des assurances, donc au fait du marché) ont anticipé ces hausses à venir en renégociant fortement leurs polices dès 2009 pour 2010, bref le marché est en attente.

Quelle sera l’intensité de ces hausses ? Il est trop tôt dans l’année pour pouvoir disposer d’informations, le marché étant extrêmement concurrentiel, il y a fort à parier que les annonces se feront de façon presque simultanées dans les compagnies pour la rentrée de septembre 2010 qui donnera le top départ des renouvellements pour 2011.

Est-ce le moment pour remettre en cause mes polices d’assurance ? Paradoxalement, les compagnies sont toujours en recherche de nouvelles souscriptions, aussi les affaires saines d’un point de vue d’assureur (sinistralité clémente, activité n’étant pas à risque…) feront vraisemblablement l’objet de batailles tarifaires pendant que les affaires plus délicates à déplacer subiront les hausses, car c’est bien connu, en assurance, la fidélité ne paie pas toujours.